"Web - Alphabétisation" : la British Library mène l'enquête
le 25-01-2008 01:00

Sections : Bibliothèques à l'étranger,


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ImageLa question des pratiques documentaires intéresse, à juste titre, l’institution bibliothèque. La question de l’usage, mais aussi du niveau de la pratique documentaire, de nos publics est riche d’enseignements, surtout lorsque des projets d’envergure d’offre numérique institutionnels voient le jour. La British Library et le « Joint Information Systems Committee» (JISC) viennent de rendre public le résultat d’une enquête sur la recherche documentaire sur le net par les jeunes, nés après 1993, et affublés pour l’occasion du diminutif « génération Google ». L'objectif de l'étude est « d'aider les bibliothèques britanniques à comprendre comment les utilisateurs cherchent l'information dans une société dominée par le numérique» et elle met en garde les pouvoirs publics et la profession : « les bibliothèques doivent s'adapter à la mentalité numérique », si « elles ne veulent pas devenir obsolètes ».

Si le postulat de départ de l’enquête est que la « Google génération », nés et élevés dans un monde Internet, possèdent un bon niveau de pratique informatique, cela devrait correspondre à "une meilleure pratique du web et de ses ressources documentaires" :

Les réponses reçues dégonflent rapidement plusieurs mythes et apportent quelques surprises !

 

Premier mythe qui se lézarde : "La culture de l'information des jeunes ne s'est pas améliorée avec un accès élargi à la technologie"

Le rapport Information Behaviour of the Researcher of the Future montre que les comportement qui sont généralement associées à de jeunes utilisateurs - impatience dans la recherche et la navigation, et de la tolérance zéro pour tout retard dans la satisfaction de leurs besoins d'information - deviennent la norme pour tous les groupes d'âge, des plus jeunes élèves aux étudiants, mais aussi les professeurs.

Autre mythe dégonflé: leur manque de respect pour l’autorité. Ils accordent en fait “plus d’importance à leurs professeurs, parents et livres de classes qu à l’internet” quand ils font des recherches.

Est-ce l'effet de la traduction, ou le fait que l'étude porte sur une population jeune, mais le ton même des remarques, fondées certe, est un peu paternaliste.

Une brève sélection des remarques du rapport :

- Ils ne se gênent pas pour copier-coller ce qu’ils trouvent online.

- Ils préfèrent les informations visuelles aux informations textuelles et ils ont tendance à faire dix mille choses à la fois, le fameux multitasking.

- "les enfants du web" effectuent leurs recherches plus rapidement que les autres : dans les faits, cela signifie surtout qu'ils consacrent peu de temps à évaluer la qualité de l'information, sa pertinence, son exactitude.

- ."..Par ailleurs, ils comprennent mal leurs besoins en informations, d'où une difficulté à mettre en place des "stratégies de recherches efficaces".

- ..."Ils ont ainsi tendance à formuler leurs requêtes sur les moteurs de recherche en utilisant un langage courant plutôt qu'en "analysant les mots clés qui pourraient être plus efficaces".

- ... "Face à cette avalanche de données, les ados impriment souvent des pages de résultats sur lesquelles ils ne font que jeter un œil, pour la forme."

- ... "Les jeunes ont une carte mentale peu élaborée de ce qu'est internet" : Ils ont souvent du mal à imaginer que le web est "un recueil de ressources en réseau issues de fournisseurs différents". Conséquence : Internet tend à se résumer pour eux à un moteur de recherche. Ils préfèrent la "solution simpliste" de Yahoo ou Google aux ressources proposées par les bibliothèques en ligne."

 

Image Bibliofrance


 

Tags : Web - Alphabétisation, British Library
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