La bibliothèque européenne en ligne Europeana , "submergée de demandes des internautes", a été fermée moins de 24 heures après son lancement, et probablement jusque "mi-décembre".
Vendredi, un message sur le site indiquait que celui-ci était "temporairement inaccessible en raison d'un intérêt débordant" ...
et ce jour c'est un "Nous faisons notre maximum pour rouvrir Europeana dans une version plus robuste le plus vite possible", promettant de revenir "d'ici mi-décembre".
Si les responsables du projet s'affirment "Victime de son succès", il serait bon de s'interroger, sans cynisme aucun, sur ce que l'on peut maintenant nommer comme "un lamentable plantage" pour un tel projet : 93 partenaires et 120 millions d'euros de budget...
Europeana, réponse des Européens au projet de numérisation de livres de Google, devait proposer pour son lancement d'accéder aux versions numérisées de plus de deux millions de documents (livres, manuscrits, peintures, cartes, photos, documents audiovisuels...) et avec pour objectif 10 millions d'œuvres en 2010.
Combien de consultation uniques se cache derrière les "millions de hits" qui ont fait rendre l'âme aux trois puis six serveurs chargés de concurrencer Google ?
Les mauvaises langues (ou les techniciens bien informés) parlent de plus ou moins 5 000 visiteurs simultanés... Les responsables du projet connaissaient l'effet "Géoportail", pourquoi aussi peu de moyens dans les serveurs ?
Nous à Bibliofrance.org, on est au moins coupable de 200 hits... et Vous ?
Jill Cousins, responsable de la fondation qui gère Europeana déclarait " Europeana "n'est pas une concurrence à Google" ... pas en l'état, ça c'est sur !
///update du 25/11/2008////
Une démonstration virtuelle d'Europeana est mise sur le site ce jour : en 40 diapositives, parcourez les étapes d'une recherche sur Mozart.
///update du 27/11/2008////
Et sur le site, Silicon.fr, lisez "Les explications du crash du site Europeana
Eric Durel pour Bibliofrance.org





