|
Le Ministère de la culture vient de rendre public le rapport d'Alain Auclaire sur "la complémentarité et la cohérence des actions menées en faveur de la diffusion culturelle du cinéma, de l’aménagement cinématographique du territoire et de l’éducation à l’image."
Alain Auclaire, ancien président de la Femis, membre du Comité de la diffusion cinématographique au Centre National de la Cinématographie CNC , présente dans son rapport 22 propositions. Rapport d'un grand professionnel et passionnant s'il en est... Cependant, listons les grands absents : Le cinéma documentaire est quasi absent de ce rapport, ...AUCUNE TRACES, que cela soit pour la diffusion ou l'éducation à l'image, des fonds et de l'action des bibliothèques médiathèques... la BPI n'est pas citée (seulement le Festival du réel, dans les annexes), l'association Images en bibliothèques apparait vaguement (page 42) dans une note relative au GNCR (Groupement national des cinémas de recherche) et pas une phrase sur les plus de 800 bibliothèques publiques qui possèdent un fonds vidéo... Petit rappel de la mission du vidéothécaire : "constituer et mettre à la disposition du public une offre audiovisuelle, et en particulier cinématographique de référence, accompagner le public dans la découverte de ce fonds." ou encore la fiche de l'EDB "Gestionnaire de fonds audiovisuels" : "Au sein d'une médiathèque, le vidéothécaire a un rôle essentiel de conseil, « d’éveilleur » de curiosité, il doit favoriser l’appréhension des images, provoquer les conditions de recul nécessaire et faciliter les discussions sur l’audiovisuel en général. " Qu' en penser ? Douze des 22 propositions du rapport concernent le développement des dispositifs d’éducation au cinéma. C’est l’un des objectifs prioritaires de la politique d’éducation artistique et culturelle menée conjointement par le ministère de l’Education nationale et le ministère de la Culture et de la Communication. La Proposition n°14 de ce rapport (Développer la décentralisation du fonctionnement des dispositifs en faveur des coordinations régionales, en relation avec les collectivités territoriales et les partenaires professionnels) aurait nécessité d'être creusée un peu plus... Alain Auclaire recommande "une meilleure coordination budgétaire entre le ministère de la Culture, ses directions régionales des affaires culturelles et le Centre national de la cinématographie. " L'étude serait-elle aller seulement dans les directions connues par le rapporteur ? Je vous laisse juge. Un vidéothécaire pas content ... via Bibliofrance.org
Extraits... Le cinéma est un art et une industrie. « Il s'agit bien d'un seul marché, qui obéit à des règles communes de fonctionnement, mais qui englobe une extrême diversité de contenus, de poids économiques, de critères d'appréciation des résultats. » Le réseau art et essai s’étend sur tout le territoire. C’est donc un élément irremplaçable pour le développement de l’éducation au cinéma. Les festivals sont devenus un mode normal de diffusion du cinéma pour les films qui ont les plus grandes difficultés d’accès au public. Enfin, les ciné-clubs contribuent à la formation de la culture cinématographique. Pour ces acteurs, le rapporteur propose les mesures suivantes : - pour les salles art et essai, accroître l’effet d’incitation des labels intervenant dans le classement art et essai - ouvrir une réflexion collective pour définir des règles de comportement juridique et économique des festivals - moderniser le régime juridique et économique des ciné-clubs.
La diffusion culturelle du cinéma assure une fonction de recherche et de prospection. Elle est donc peu rémunérée par le marché et doit faire appel au soutien de l’Etat et des autres collectivités publiques. |